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Actualité : L'affaire dite des biens mal acquis.


Le conseil central du CADD-MJ, que dirige André Okombi Salissa, a appelé ses militants à la vigilance et à une forte mobilisation contre toute excitation liée à l’arrêt rendu le 9 novembre 2010 par la cour de cassation de la République française. Cet appel a été lancé dans une déclaration publiée le 21 novembre au siège du Parti congolais de travail à Mpila. La déclaration manifeste leur mécontentement sur cet arrêt.
Selon eux, la justice française est manipulée par l’ONG Transparency Internationale. Cet arrêt porte atteinte au président de la République du Congo et vise également à ramener le Congo sur les voies de la division. Cette affaire dite des biens mal acquis avait fait réagir également le mouvement congolais pour la démocratie intégrale (MCDDI) et le rassemblement pour la démocratie (RDD) le 20 novembre 2010 au palais des congrès de Brazzaville.
Dans leur déclaration conjointe récemment publiée, ils ont réaffirmé leur engagement à soutenir le président de la République. « Les cadres, dirigeants, militants et sympathisants du MCDDI et du RDD réaffirment leur soutien inconditionnel au président de la République, Denis Sassou N'Guesso, dont l'œuvre au service du peuple congolais et de la nation suscite l'admiration et l'adhésion des Congolaises et des Congolais.»
Les dirigeants des mouvements cités plus haut ont déclaré que cet arrêt de la Cour de cassation de la justice française sur l'affaire dite des biens mal acquis a des relents néocolonialistes mal contenus, teintés de racisme primaire et de violation flagrante du principe d'égalité reconnu à tout État membre de l'ONU.
« Cet arrêt vise en réalité la déstabilisation des institutions de notre pays.  Il s'agit purement et simplement d'un complot orchestré par ceux qui feignent d'oublier que les véritables biens mal acquis sont issus du scandaleux pillage colonial qui se poursuit aujourd'hui sous des formes diverses, dans le silence coupable d'ONG comme Transparency International. En s'attaquant au président Denis Sassou N'Guesso, Transparency International agresse l'institution présidentielle de la République, et donc la souveraineté congolaise.», ont-ils déclaré
S’adressant à l'ONG française et à ses commanditaires, les responsables de ces mouvements ont précisé que le Congo était un État indépendant et souverain depuis 1960, et que ses ressources financières et naturelles étaient la propriété de son peuple. Pour les militants de ces deux partis politiques, seul le peuple congolais est habilité à faire usage de procédures en vigueur dans son pays : La République du Congo n'a de leçon à recevoir d'aucun autre État, d'aucune autre instance judiciaire que congolaise, et encore moins d'une ONG. Ils ont par ailleurs exhorté les parlementaires et les élus locaux à se lever pour défendre au Congo et partout ailleurs l'indépendance, la souveraineté nationale et la Constitution de la République. Ils ont également demandé à la France de se souvenir de la profondeur des relations historiques multiformes qui lient les deux pays, car, estiment-ils, celles-ci pourraient être gravement affectées si cette agression ne prenait pas fin. Les deux partis alliés du Parti congolais du travail (PCT) ont également exhorté le peuple congolais à éviter le piège tendu par « les manœuvres de diversion de ces ennemis de toujours au moment où le pays entre dans la phase décisive du Chemin d'avenir ».
Notons que cette cérémonie a été co-présidée par Brice Parfait Kolélas, coordonnateur du MCDDI, et le secrétaire général du RDD, Martial Mathieu Kani, en présence des représentants des partis alliés, notamment le PCT et les Forces démocratiques nouvelles.

Paule Georgine