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Patrimoine:

16-07-2011
la Sangha veut valoriser ses richesses culturelles

Le directeur départemental du patrimoine et des archives, Adolphe Massamba entend éditer un document intitulé « Le Carnet du Patrimoine du département de la Sangha »

Il l’a annoncé au cours d’un entretien accordé aux Dépêches de Brazzaville. « Je suis déjà très avancé dans mes recherches. Je pense que quand celui-ci sortira, il sera mis à la disposition des élèves et vendu en Europe, en Amérique et en Asie et placer sur internet pour que tout le monde sache ce qu’est la valeur culturel de notre département» t-il assuré, poursuivant que « ces valeurs culturelles que la nature et les ancêtres nous ont léguées comme traditions et coutumes, qui restent peu connues méritent d’être préservées et conservées pour ne pas toujours singer ce qui vient d’ailleurs », a ajouté Adolphe Massamba.

D’après lui, ces richesses sont à l’étape du recensement. « Nous sommes à la première étape où il faut inscrire à l’inventaire les nombreux bâtiments qui ont marqué l’histoire du département c'est-à-dire les répertorier et les reconnaitre comme des richesses naturelles et ensuite informer les propretés qu’ils ne peuvent pas les détruire ni les transformer parce que se sont les repères historiques », a-t-il ajouté.

Parmi ces bâtiments, la cathédrale de Ouesso, l’église Evangélique de Ouesso et celui de Pikounda, construit depuis 1921, l’église catholique de Souanké qui est un vieux bâtiment de plus de cinquante ans. Le bâtiment se trouvant dans l’enceinte du marché de cette localité a servi comme premier marché des indigènes. Pour lui, celui-ci ne sera pas détruit mais plutôt celui qui l’environne sera déplacé.

« Nous avons également à protéger ou à valoriser certains sites naturels qui sont les ères protégés, notamment le parc national Nouabalé Ndoki qui renferme certaines espèces d’animaux qui ne sont pas à détruire. Nous sommes impliqués là dans le volet culturel », a renchéri le directeur du patrimoine.

Il a ajouté la Stèle de Mbirou, le lieu où les tirailleurs africains et allemands ont combattu. « Bientôt l’ambassade de France va s’impliqué pour revaloriser cet emplacement et, certainement la fête de l’amnistie sera fêtée dans la Sangha », a-t-il dit. La stèle Gaillard situé en face de la résidence du maire. C’est l’endroit où le premier administrateur colon de Ouesso avait rencontré les premières populations de la ville. Adolphe Massamba a aussi évoqué l’existence d’un mur que l’armée allemande avait érigé en amant de la rivière Sangha sur la Ngoko pour faire obstacle à l’avancé de l’armée Française.

Le Mont Nabemba pourra perdre 100m d’altitude

Cependant, le directeur du patrimoine et des archives s’est indigné du projet d’exploitation de la mine de fer sur la crête de cette montagne par la société Congo-Iron. « C’est triste parce qu’en exploitant le fer, le Mont Nabemba va perdre 100m au lieu de 1100m. Alors que ce mont Naturel avait inspiré les autorités congolaises à la construction de la Tour Nabemba de Brazzaville. C’est une grande perte parce que nous savons que c’est l’âme du département et notre valeur culturelle », s’est-il inquiété. Toutefois, il a poursuivi que les accords ont été déjà signés entre la société Congo-Iron et la partie congolaise. « Mais, nous espérons qu’un jour Congo-Iron fera tout pour reboiser pour que nous retrouvions notre mont tel qu’il était avant », a-t-il souhaité.

Adolphe Massamba a, par ailleurs, déploré quelques difficultés sur l’obtention des archives. « J’ai du mal à rentrer en possession des archives du département. Portant celles qui doivent me revenir sont des vieilles archives de cinquante ans qui sont des manuscrits. Ces archives existent mais des personnes de mauvais foie jouent au malin alors que je suis muni d’une loi. C’est la difficulté que je cours en ce moment j’espère que la situation sera dénoué très bientôt », espère t-il.

Berthia Mhilly